mardi 17 juin 2008
Fiers héros ...
Fiers héros des Bacchantes, promis d’Antinoé
Au graal des voluptés étanchez vos désirs
Maintenez l’illusion de présents transformés
Aux bâtons éthérés d’éphémères soupirs
Les portes sont ouvertes: il suffit d’y entrer
Mais c’est vite oublier qu’elles peuvent se refermer
Laisser seulement paraître les ombres, les contrées
D’un passé révolu aux idéaux fermées
Seule une âme céleste vibre à la pulsation
De la pureté native, ouvrant sur l’infini
Cultive jalousement au fond de son sillon
Le feu qui en révèle le possible fini
Or, c’est la condamner à l’immobilité
Que seulement voir en elle un moment achevé
Comm’ si elle levait un pan d’éternité
Avant qu’elle n’ait pu vers elle s’élever
C’est aussi la vouer à peines et langueur
Que de la voir souffrir à ne jamais suffire
Aux conditions injustes, limitant son honneur
À combler les désirs sans sa vertu servir
Fiers héros des Bacchantes, seriez-vous voués
À n’être que la voie d’un désespoir sans nom
Auquel les sensuelles, frénétiqu’s voluptés
Sont le triste antichambre, le funeste pennon
D’un travail éphémère, vivement contrasté
Avec l’oeuvre pérenne, méritoire du renom
Plérôme
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