dimanche 24 février 2008

Ode tragique


Lorsque vous aperçus, en chemin vers l’Abîme
Mon cœur a éclaté, brisé en mil morceaux
Le rêve que nourrissais à la pointe des cimes
S’est las! transmué en désillusion sans mots

Du haut de cette peine, interminable et vive
Qui vous vouait aux dieux, et moi aux gémonies
Secrète à tous les yeux, et à votre âme vive
Je cherche la raison de cet exil honni

Pourtant le ciel est beau et la nature est belle
Les oiseaux chantent en chœur un ramage angélique
Ils redoublent d’ardeur en gracieux décibels
Les sublimes louanges de mélodies mystiques

Mon âme les rejoint, et les y accompagne
Mon penser vole haut et mon pas est certain
Les Moïres ont redonné à Orphée sa compagne
Les Parques lui l’ont ravie et nourri son chagrin.

Plérôme

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